2015 - Hubert Audriaz
Un mot sur l'artiste
Parcours scolaire : Ecole primaire, Ecole secondaire, Collège.
Apprentissage de sculpteur. En collaboration avec l’artiste Antoine Clara, il a participé à la création de plusieurs œuvres. Une sculpture se trouve à l’école de Belluard à Fribourg. De plus, il a réalisé le maître autel de l’église du Jura. Lors de sa formation professionnelle, tous les enseignants lui ont conseillé de poursuivre sa formation dans une école d’art. Et c’est ainsi qu’il est allé passer les examens d’admission. Pour la petite histoire, c’est un ami qui lui a proposé de lui offrir l’argent pour financer le trajet en train. Mais l’examen durait 3 jours. Comme il n’avait pas assez d’argent, il a dormi son un pont dans des cartons et a fait la connaissance de son copain d’infortune, Ciros. Ensuite, il a vécu à Ivry chez des moines, est entré dans les ordres et a fait connaissance du père Otto Reimann. Il aime dire que c’est grâce à Monsieur Reimann qu’il habite au Grabensaal à Fribourg. En effet, Monsieur Reimann était le père supérieur du couvent des Cordeliers.
Par la suite, il a beaucoup voyagé, notamment au Canada. Et un peu partout, il y a les mêmes problèmes et les mêmes joies. Souvenir de son enfance : dormir à 4 dans un lit en faisait partie, joies et problèmes.
Citation de l’artiste : « Pour apprendre les choses il faut savoir fermer les yeux ».
Pour conclure : dans une ville extraordinaire comme Fribourg, il était de son désir le plus cher de faire des choses merveilleuses pour les enfants. En témoigne, les magnifiques parcours que l’artiste prépare au fil des années en basse ville. Le dernier parcours s’intitule : « La sorcière du pont de bois » . Comment lui est venu cette idée ? Souvenir de son enfance de Madame Elisabeth, employée de la fabrique de biscômes Jost, vendant les biscômes, assise sur le banc devant le pont de bois ; les enfants en passant devant elle lui criaient : « Elisabeth pète pète ». Celle-ci les a même poursuivis parfois. Et dans son souvenir d’enfant toujours, cette dame lui faisait penser à une sorcière avec son allure.
Pour conclure : le chat dessiné sur son tableau c’est le sien !
Intention
Le Saint-Nicolas du collège St-Michel devait être différent des autres et devait être habillé en Blanc. Pour Monsieur Audriaz il s’agissait du Saint-Nicolas d’en haut. Sur la première esquisse du tableau, Monsieur Audriaz s’est même amusé en dessinant son portrait. La crosse du Saint-Nicolas est aussi très importante ; en principe l’artiste dessine toujours un escargot qu’il dissimule à quelque part dans l’œuvre. L’escargot représente l’enfance. Avec le Saint-Nicolas, il y avait un âne. L’âne chante sur le tableau. Le Saint-Nicolas représente la jeunesse. Après l’école primaire, les enfants allaient au Collège. Et c’est aussi un collégien qui dit le discours à la cathédrale. Naturellement, l’âne représente les animaux dans le monde. Dans ce tableau, il manque quelque chose de très important pour la ville de Fribourg à savoir : « La Sarine » ; c’est pourquoi, il y a la montée des nases. Pour anecdote, Jean de la Basse Ville essayait de les attraper. Ils sont dessinés dans le ciel, sur le tableau, cela amusait l’artiste, de les voir ainsi représentés. Le chat et la souris représentent le quartier de la Basse Ville et non la Vieille Ville, raconte l’artiste.
Qu’est-ce la fête de la Saint-Nicolas pour l’artiste ?
Issu d’une famille de 11 enfants, Monsieur Audriaz, raconte qu’à l’âge de 6 ans, il a perdu son papa. A la Saint-Nicolas, sa maman préparait chaque année une assiette pour chacun des enfants qu’elle déposait sur la table le dimanche matin. Dans les assiettes, il y avait des noix que les enfants étaient allés ramasser, des cacahuètes - savez-vous que dans chaque cacahuète se cache un Saint-Nicolas, demande l’artiste - un petit biscôme ramassé au sol après le cortège du samedi, une pomme et une mandarine. Découverte de ce fruit exotique pour l’époque de son enfance. Les enfants ne mangeaient pas tout de suite la mandarine. L’odeur de ce fruit leur était tellement agréable qu’il la gardait longtemps, trop longtemps parfois et elle devenait alors toute molle. Certaines fois même, les enfants la prenaient au lit.
Dans le quartier à la Rue d’Or, toute l’année, il y avait une bonne odeur de biscôme de la fabrique Jost, d’ailleurs la pancarte est toujours fixée sur la facade du no 20 de cette rue.
En 2019, Monsieur Audriaz a eu la chance d’aller derrière le Saint-Nicolas à la cathédrale. Et de là-haut, de voir toute cette foule, l’a beaucoup ému et impressionné. Jamais il n’aurait pensé y aller un jour.
A son époque, les enfants issus de famille défavorisées, recevaient en guise de cadeau des galoches, chaussures ressemblant à des sabots, pour la fête de la Saint-Nicolas ; d’autres enfants voulaient aussi en recevoir mais une bonne sélection était faite par la Ville.
Fiche technique
Type d'oeuvre
Étiquette biscôme
Objet
Tableau
Iconographie
Saint-Nicolas
Emplacement
Corridor du Rectorat
Style
Contemporain
Artiste
Hubert Audriaz
Date
2015
Matière et technique
Tempera, guache, plume et encre de chine
Dimensions
Châssis : H 64.5 / L 30.5 cm
Classification
2015 - Hubert Audriaz